28 novembre 2020

Le crocodile dans les us et coutumes malagasy

Madagascar est une île composée de 18 ethnies aux us et coutumes différents et aussi étonnants les uns que les autres. Certains vouentun culte aux ancêtres, d’autres à des objets sacrés et une minorité à des animaux sacrés entre autres les crocodiles. Appelé « voay » ou « mamba » par les Malagasy, cet animal à sang froid est le maître des rivières qui sillonnent l’île.

Les « Zafindravoay » ou descendants du crocodile

Les Zafindravoay sont persuadés que le crocodile est leur ancêtre. Ce sont des Antandroy (traduire par « ceux qui vivent dans les épines »), un peuple vivant à l’extrême sud de Madagascar. Selon la légende, un jour, une femme se retrouva prise au piège dans une rivière. Dans ce cours d’eau habitait un crocodile avec qui elle se maria. De cette union sont nés deux garçons qu’elle ramena sur terre avant de revenir au côté de son mari. Ces deux garçons ont engendré le peuple des Zafindravoay.

Le crocodile, un protecteur pour les AntanosyAntavaratra

Également un sous-groupe des Antandroy, les Antanosy Antavaratra considèrent les crocodiles comme étant leur protecteur. L’histoire raconte que l’un de ces reptiles géants était la réincarnation d’un chef Antavaratra. Ce dit animal aurait donné à la tribu assez de courage pour repousser les armées de l’Imerina qui dominaient les hauts plateaux centraux de l’île.

Des locaux courageux dans le nord de Madagascar

Un peu plus dans le nord-est, dans la région Bara, les indigènes, vivant dans la vallée du Menarahaka et les lacs aux alentours, se vantent de pouvoir pêcher et nager dans les eaux sans crainte. Ceci est possible grâce à leur aoly (« aoly » est un mot utilisé pour désigner des remèdes, des sortilèges des talismans, des poisons ou autres pouvant avoir une activité physiologique ou mythique).

Des crocodiles sacrés dans le nord de l’île

Dans le nord de l’île, les Antakarana se réunissent autour du Lac sacré d’Antanavo pour offrir des morceaux de viande de zébus aux crocodiles qui habitent ces eaux. Selon la légende, ces crocodiles seraient les habitants d’un village englouti par les eaux du lac. Ces derniers furent punis, car ils n’avaient pas aidé un voyageur qui passait par là. Ainsi, les villageois qui peuplent les alentours viennent périodiquement afin de faire des offrandes pour alléger la souffrance de leurs voisins transformés en reptile.

La chasse aux crocodiles

Si beaucoup de traditions malagasy protègent ces sauriens, dans certaines parties de l’île, le crocodile est chassé, car il engendre trop de dégâts, mais aussi à des fins industrielles. Selon les tribus, le procédé diffère. Certains posent des couloirs en guise de pièges tandis que d’autres le font au filet.

Dans la capitale, à quelques minutes de l’aéroport, il est possible d’observer des crocodiles à différents stades de leur développement dans le parc Crocfarm. Le parc possède également une boutique exposant des produits dérivés de l’animal, mais aussi un restaurant où la viande de crocodile peut être dégustée.

 

 

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