4 décembre 2022
plaque funeraire

Quoi inscrire sur une plaque funéraire ?

Une plaque funéraire est le meilleur moyen de rendre hommage à un proche décédé. La perte d’un être cher provoque un grand chagrin et il n’est pas toujours facile de se concentrer à nouveau sur les aspects pratiques de la vie quotidienne. Il semble que dans ces moments-là, on ne pense qu’aux moments partagés et à la douleur de ne pas pouvoir les revivre.

Malheureusement, en plus du chagrin, il faut aussi s’occuper de tous les aspects pratiques de l’inhumation, de l’organisation des funérailles et de l’éventuelle crémation des cendres. Après avoir dit adieu au défunt, il reste un certain nombre de tâches à ne pas négliger, notamment la création de l’épitaphe à graver sur la pierre tombale. Cela peut sembler être quelque chose à remettre à plus tard ou un aspect mineur, mais l’épitaphe a une fonction très importante. L’inscription funéraire qui est placée sur la tombe du défunt est un message intime qui résume la vie d’une personne.

Il sert à raconter l’histoire de ce qu’était une personne et la signification de son passage sur terre.

Comment choisir des plaques funéraires ?

Les services funéraires s’occupent de l’organisation des obsèques. Ils sont spécialisés dans tous les aspects de l’organisation des funérailles et les agences ont une grande expérience de la gravure de pierres tombales avec des phrases belles et touchantes.

Dans cet article, nous allons expliquer ce qu’est une épitaphe et comment la rédiger au mieux.

Qu’est-ce qu’une épitaphe ?

Le mot épitaphe ou épitaphe vient du grec ancien (ἐπιτάφιον, epitáphion) et signifie littéralement  » ce qui est au-dessus de la tombe « .

Ses origines sont très anciennes : selon les historiens, ces oraisons funèbres ont été instituées au cinquième siècle avant Jésus-Christ. Denys d’Halicarnasse, dans ses écrits, affirme que ce sont les Athéniens qui ont instauré l’usage des épitaphes, pour se souvenir des morts lors des guerres de Marathon, Salamine et Platée.

Dans la Grèce antique, cette oraison funèbre était récitée en public pour honorer la mémoire du défunt et se souvenir de ses actes.

L’usage de l’épitaphe était également répandu chez les Romains de l’Antiquité, qui la dédiaient à des personnes illustres et puissantes. À Rome, on l’appelait Laudatio funebris et les proches du défunt avaient le devoir de la réciter.

Au fil du temps, le terme d’épitaphe a été étendu aux inscriptions funéraires.

À l’origine, il était composé en vers, comme un poème. Comme l’épitaphe est devenue si répandue, sa structure est devenue fixe, fournissant :

  • le préambule : dire qu’il était difficile de trouver des mots appropriés pour décrire le défunt ;
  • la partie narrative : dans laquelle l’histoire d’Athènes est évoquée et les faits et gestes de personnages célèbres du passé sont relatés ;
  • la partie centrale : on y célébrait les morts et on les remerciait pour leur sacrifice au nom de la démocratie athénienne ;
  • l’épilogue : où les parents et les concitoyens sont exhortés à imiter les actes des disparus. Dans cette partie, l’orateur encourage et console les familles des victimes.

La fonction de l’épitaphe était de rappeler le défunt aux gens, afin qu’ils restent dans la mémoire de leurs proches. En outre, un bon texte funéraire contient des réflexions sur le sens de la mort.

De nombreuses oraisons funèbres relatent également les succès et les réalisations du défunt. La plus ancienne épitaphe retrouvée date de 430 avant J.-C. et est une oraison funèbre de Périclès.

Quel est le but d’une épitaphe ?

L’épitaphe est une façon de raconter et de permettre à l’essence d’un être cher de survivre à la mort. Les inscriptions sur les pierres tombales sont des inscriptions qui restent à jamais et sont transmises à la postérité. C’est pourquoi il est important de bien réfléchir à ce qu’il faut écrire et à la manière de raconter l’histoire du défunt.

Il n’est pas facile de résumer en quelques lignes ce qu’une personne représentait, surtout quand on a beaucoup de souvenirs et de moments partagés. Il semble que les mots ne suffisent jamais, surtout en période de grand chagrin. Pour écrire une bonne épitaphe, vous devez réfléchir soigneusement à la vie et aux sentiments laissés par la personne décédée.

Quel est le message qu’il ou elle a transmis au cours de sa vie ? Quels souvenirs a-t-elle laissés derrière elle ? Quels traits de caractère la distinguaient ?

Noter ces aspects peut vous donner un certain nombre d’indications sur la façon d’écrire une épitaphe qui décrira bien le défunt. Pour mener à bien cette tâche, il est nécessaire de prendre le temps de réfléchir calmement. Il est important d’ajouter à la liste les points essentiels de sa vie et de son passé, les activités dans lesquelles il était compétent, ses qualités et ses traits de personnalité.

Que disait-il souvent ? Pourquoi se souviendra-t-on de lui ? Qu’est-ce qui le rendait unique ?

Vous pouvez également citer une phrase qu’il aimait dire, le surnom par lequel tout le monde le connaissait, la phrase qui résumait sa philosophie de la vie. Vous pouvez aussi penser à des moments intenses de sa vie, drôles, ironiques ou particulièrement touchants. En plus de ces aspects, il est également important d’inclure le rôle qu’il a joué dans la vie, comme la profession, la reconnaissance ou le statut de parent, d’enfant ou de grand-parent. L’épitaphe est aussi un texte dans lequel on peut se laisser aller émotionnellement, sans avoir à craindre un quelconque jugement.

Comment écrire une épitaphe pour une plaque mortuaire ?

Une fois que vous avez rassemblé toutes les informations possibles, il est temps de rassembler vos idées et de commencer à réfléchir au texte à graver sur la pierre tombale. Il s’agit généralement d’un texte court d’environ deux lignes, que vous devez donc parcourir (l’espace sur la pierre tombale du cimetière étant très limité). Pour faire un bon travail, vous devez vous concentrer sur trois aspects principaux qui représentent bien la personne décédée. À ce stade, il est également judicieux de parler à un parent ou à un ami capable de porter un jugement et avec qui vous partagez le chagrin de la perte.

Une fois que les éléments les plus représentatifs ont été identifiés, commencez à rédiger quelques phrases qui peuvent décrire la personnalité du défunt.

Pour choisir le ton, vous pouvez vous inspirer du caractère de votre proche et de sa façon de gérer les situations. Si la personne était ironique ou enjouée, vous pouvez commencer par une anecdote amusante. Si la personne était plus douce, vous pouvez opter pour des mots plus poignants. Pour trouver des mots appropriés ou une source d’inspiration pour le style, on peut consulter des textes sacrés tels que la Bible, ou les livres de grands poètes (Emily Dickinson, auteur de nombreux vers poignants sur la mort, pourrait servir d’inspiration).

Le style de l’épitaphe doit être concis et linéaire, de manière à résumer en quelques mots, mais incisifs, le caractère du défunt. Pour rédiger l’épitaphe, il ne faut donc pas se livrer à des exercices de style, mais préférer des termes simples et évocateurs. Compte tenu du temps nécessaire entre l’inhumation et la gravure de la pierre tombale, il est possible de prendre quelques jours pour réfléchir à la phrase commémorative. Cela vous permettra de le formuler avec clarté, en vérifiant les erreurs et en corrigeant les fautes de frappe.

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